La mécanique du
piano
est un ensemble de plusieurs pièces qui fonctionne
sur le principe du levier.
C'est elle qui permet à la corde d'enter
en vibration en traduisant l'énergie appliquée
à la touche par le doigt lors de la frappe.
Elle permet l'interprétation spécifique
de chaque pianiste en lui donnant la possibilité
de maîtriser la vitesse ou la force avec laquelle
il enfonce la touche et ainsi d'appliquer les effets
qu'il désire. |


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Elle est composée
de plus de 3000 pièces de bois, de feutre, de
laiton et de métal qui doivent être toutes
parfaitement alignées pour bien fonctionner.
La mécanique du piano droit est verticale
et indépendante du clavier, sur l'extrémité
duquel elle repose, et est posée face aux cordes.
La mécanique du piano à queue
est horizontale faisant un seul bloc avec le clavier
et est positionnée sous les cordes.
Les étouffoirs de la mécanique
du piano à queue sont fixés sur un système
indépendant, vissé dans le piano juste
derrière le bloc mécanique-clavier . |
Un clavier est constitué
de 52 touches blanches représentant 1 ton et
de 36 touches noires représentant un ½
ton.
Les touches sont des leviers percés
de deux mortaises : une pour l'enfoncement, une pour
le balancier. Elles sont en sont en bois léger
comme le sapin ou l'épicéa.
Elles sont posées sur un châssis
vissé sur un plateau, composé d'une barre
de balancier, d'une barre d'enfoncement et d'une barre
de repos garnie de feutre. Elles y sont fixées
par des pointes en laiton qui assurent les mouvements
d'enfoncement et de balancier. |


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L'extrémité
arrière d'une touche repose sur la barre de repos,
s'élève lorsque la touche est enfoncée
sur la barre d'enfoncement et bascule sur la barre de
balancier transmettant ainsi, grâce au pilote
vissé sur le bout de la touche, ce mouvement
à la mécanique.
Le revêtement des touches blanches et
noires est aujourd'hui en plastique, polymère,
ou résine acrylique alors qu'autrefois, les touches
blanches étaient plaquées en ivoire et
les noires en bois d'ébène.
En effet, la force requise pour enfoncer une
touche à partir du fronton est de 50g. Pour pallier
au poids de la mécanique qui repose sur le bout
de la touche, des plombs sont insérés
dans le bois aux extrémités des touches
afin de contrebalancer les forces d'enfoncement.
La distance verticale à l'extrémité
de la touche entre sa position au repos et son enfoncement
maximal est d'environ 10 mm. |



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Cette distance doit être régulière
pour empêcher toute irrégularité
dans le jeu du pianiste. Une longueur de touche bien
calculée est nécessaire au piano pour
offrir au pianiste une parfaite régularité
au toucher. |
Le marteau est le principal élément
qui différencie le piano tant au niveau musical
qu'au niveau mécanique.
Le
jeu du pianiste impose un travail considérable
au marteau en le faisant percuter la corde un nombre
de fois incalculable. |

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Le feutre employé pour la fabrication
doit donc être robuste, fiable, et dense mais
aussi être élastique pour donner des notes
douces ou puissantes sans être métalliques. |

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La
densité de la laine est en rapport avec le son
que va produire la note frappée. L'usure de cette
densité ou la marque des cordes sur le feutre
endommage la sonorité de la note.
Une
harmonisation régulière de cette densité
est nécessaire afin de produire une harmonie
de timbre du 1er marteau des basses jusqu'au dernier
marteau des aigus. |
Il
est constitué d'une âme en bois sur laquelle
est collée et agrafée un feutre de laine
compressé d'une densité plus ou moins
dure.
Le
marteau est collé sur un manche en bois de forme
spéciale en bois de hêtre. A l'autre extrémité,
il est collé dans une noix vissée sur
une fourche au moyen d'une platine dans les pianos droits
et fixé sur une olive au moyen d'un axe sur les
pianos à queue. |
A = Garniture de laine
compressée -
B = Sous garniture en feutre dur -
C = Âme en bois -
D = Peau de l'attrape -
E = Sous feutre d'attrape -
F = Attrape en bois -
G = Tige d'attrape - |

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Les
marteaux sont fixés à un sommier en bois
sur les mécanique traditionnelles ou en aluminium
profilé sur les mécaniques actuelles. |
Ils sont fixés au moyen d'une fourche
(droit) ou d'une olive (queue), garnie d'un feutre très
fin à trame en fil de soir appelé casimir,
dans lequel passe un petit axe en laiton. |

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Cet axe lui permet un mouvement de balancier
pour aller frapper la cordes lorsqu'on enfonce la touche
et revenir en arrière au moyen de sa lanière
et de son ressort de rappel pour les pianos droits.
Les
manches de marteaux des pianos à queue comportent
un rouleau garni de peau. |

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C'est
celui-ci qui reçoit le baton d'échappement
du chevalet qui propulse le marteau grâce à
l'enfoncement de la touche.
Sur
les pianos à queue la force de la pesanteur fait
redescendre correctement le marteau, aidée par
le poids des pièces et la force d'attaque. |
L'étouffoir du piano sert à
étouffer la vibration de la note lorsque l'on
a cessé de l'appuyer.
L'étouffoir
du piano droit est une pièce de bois garnie d'un
feutre spécial, montée sur une tige insérée
dans une lame en bois, vissée au sommier des
marteaux au moyen d'une fourche.
Il
appuie sur les cordes au moyen d'un ressort en laiton
qui assure également son retour au repos sur
les cordes.
Une tige située latéralement
au niveau des bas de lames du jeu des étouffoirs
assure le décollement complet des étouffoirs
lorsqu'on appuie sur la pédale Forté. |


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L'étouffoir de
piano à queue est monté sur une tige en
laiton reliée à une bascule fixée sur une
mécanique indépendante et située
juste au bout des touches de la mécanique, dans
le fond du clavier. |

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Lorsqu'on appuie avec le pied sur la pédale
forte, la barre des bascules soulève l'ensemble
des étouffoirs.
Lorsqu'on appuie avec le pied sur la pédale
tonale, celle du milieu sur les pianos à queue,
la barre des bascules soulève des languettes fixées
sur les bascules afin de bloquer en l'air les étouffoirs
des accords enfoncés et de les maintenir soulevés,
touches relâchées.
Il est essentiel que les étouffoirs
fonctionnent silencieusement et se soulèvent
des cordes d'une manière franche sans quoi ils
étoufferaient un tant soit peu la sonorité
de la note. |
Dans la mécanique verticale d'un piano
droit, le chevalet est une pièce en bois, constitué
de plusieurs éléments qui transmettent
la force d'attaque de la touche au marteau et qui permet
ainsi de produire un son lorsqu'on enfonce une note.
Le bâton d'échappement propulse
le marteau vers la corde puis, à mi-course de
la touche, échappe du dessous du marteau afin
de permettre de répéter le mouvement de
la touche et donc de répéter le son de
la note enfoncée. |
Dans la mécanique horizontale d'un
piano à queue, le chevalet est équipé
d'un ressort spécial et d'un levier amovible
qui permettent de doubler le dégagement sous
le marteau du bâton d'échappement afin
de répéter indéfiniment la note. |
C'est
ce qu'on appelle le double échappement qui est inexistant sur
les pianos droits. Ce ressort est plus fiable que le
mécanisme du piano droit et permet une agilité
au toucher ainsi qu'une répétition plus
fine. |
Le MÉCANISME d'un piano
droit
Animation
en Flash 4 par Etienne
Landi©

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Création
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