LES DÉGÂTS OCCASIONNES PAR L'HUMIDITÉ

 

L'excès d'humidité occasionne une oxydation plus ou moins importante de toutes les parties métalliques du piano notamment les chevilles et les cordes.

Des cordes oxydées ne sonnent plus correctement.

Quand la rouille les a pénétrée, elles ne résonnent plus du tout !

Les cheviiles rouillées à l'intérieur du sommier !

De même, les chevilles rouillées se bloquent dans leur trou et rendent l'accord du piano difficile et inégal.

Tous les bois se gonflent d'eau. Tous les feutres de la mécanique augmentent d'épaisseur. La mécanique devient instable car ses réglages sont modifiés par l'inégalité des feutres. Les marteaux gonflés d'eau désagrègent la sonorité du piano. Les touches se coincent par le frottement des plombs oxydés.

Chevilles de pianos droits très oxydées !

La table d'harmonie est la première à "pomper" l'excès d'eau ce qui lui fait perdre une bonne partie de ses qualités sonores.

Bref, l'humidité est un fléau pour le piano !

Il est donc absolument nécessaire de réguler une hygrométrie constante de l'air ambiant entre 50 et 60 % dans la pièce ou se situe le piano .

Un hygromètre permet cette mesure. On en trouve facilement aujourd'hui chez les opticiens ou même mieux chez les schipchandler.

Le pire de tout pour un piano est le passage d'une humidité importante à une sécheresse de l'air ambiant. Le résultat est immédiat : les bois se rétractent sous l'effet de l'assèchement, la table d'harmonie se fend, les feutres durcissent, les vis se dévissent.....La catastrophe n'est plus loin !

C'est pourquoi il faut constamment surveiller et s'assurer d'une hygrométrie constante quelque soit le degré de chaleur.

Éviter par exemple d'ouvrir un jour de pluie les fenêtres en grand directement sur le piano : les bois vont tout de suite absorber le surplus d'humidité !

Éviter aussi d'ouvrir les fenêtres un jour de grand soleil directement sur le piano : l'effet serait inverse et tout aussi catastrophique.



 

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